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II - CONTEXTE TRAUMATIQUE

Il s’agit le plus souvent d’accidents de circulation ou coup du  lapin.

Les lésions résultent d’un traumatisme en hyperextension et compression ( contraction reflexe des fléchisseurs) lors des chocs arrière, soit d’un traumatisme en hyperflexion et compression (contraction réflexe des extenseurs) lors des chocs avant.

Il ne faut pas passer à côté d’une lésion ligamentaire d’instabilité vertébrale. Ces lésions vont du simple étirement à la rupture.
Aucun de ces cas n’est redevable dans l’immédiat d’un traitement Ostéopathique ++.

En général, les douleurs sont postérieures, intenses. Il y a souvent torticolis (contre-indication) à la mobilisation.  S’il n’existe pas, la mobilité active est diminuée fortement dans tous les plans, la mobilité segmentaire passive donne une impression de rigidité globale.

Il faut faire un examen radiographique standard sans oublier le cliché  bouche ouverte avec si possible des clichés dynamiques; mais leur intérêt initial est limité car les contractures musculaires réalisent un véritable manchon protecteur.
entorses cervicales



En l’absence de fracture, le bilan radio sera fonction de la gravité de l’entorse:

* si l’entorse est bénigne (les clichés dynamiques seront possibles)
rigidité ou dysharmonie de courbure localisée.
réduction de la dysharmonie  en extension

* si l’entorse est grave (les clichés dynamiques ne sont pas possibles)
- augmentation d’un espace inter-épineux
- antelisthésis d’une vertèbre voire cyphose localisée
si les clichés dynamiques ont pu être néanmoins réalisés, les signes s’aggravent en flexion et ne se réduisent pas en extension.

Pour l’entorse bénigne, il faut immobiliser 2 à 3 semaines (collier rigide amovible) avec prescription éventuelle AINS  et myorelaxants puis refaire un bilan radio.

Le sevrage de la contention doit être progressif; il faut prescrire une rééducation isométrique et parallèlement traiter les dysfonctions articulaires localisées que l’on pourrait trouver au-dessus ou en dessous du niveau incriminé afin d’éviter un passage à une cervicalgie chronique.
III - CONTEXTE HYPERALGIQUE


Les douleurs sont telles, que toute mobilisation de la tête est impossible; le patient supporte difficilement le poids de sa tête, est obligé de la tenir pour s’allonger notamment.

En général, il existe une contracture musculaire intense qui s’est constituée très rapidement. Le patient consulte dés les premières heures et invoque le plus souvent un faux mouvement.

Quelle qu’en soit la cause, il s’agit d’une contre-indication à une investigation Ostéopathique.

Il faut laisser «passer» la crise aiguë, renvoyer le patient chez lui avec des prescriptions antalgiques, anti-inflammatoires, un collier et évntuellement, en fonction du contexte clinique, des examens complémentaires.

En effet dans les formes hyperalgiques, toute tentative de mobilisation est douloureuse: le TGO, les manoeuvres d’inhibition ne peuvent être réalisés.

Il sera revu 3 jours après, les signes cliniques s’étant en général amendés.

Dans la plupart des cas, ces cervicalgies hyperalgiques s’accompagnent d’un torticolis. Ce sont les contractures des trapézes, sterno-cléido-mastoïdiens, splénius et scalénes qui sont le plus souvent rencontrées. Mais tous les muscles cervicaux peuvent être affectés.

Ces torticolis aigüs peuvent être l’expression d’une quelconque pathologie mécanique, inflammatoire ou infectieuse.

Dans la plupart des cas bénins, on les rencontre chez des sujets jeunes (enfants) ou adultes au cou longiligne.

Ils sont souvent décrits comme d’origine musculaire, mais pour nous médecins ostéopathes, ils correspondent le plus souvent à des dysfonctions mécaniques segmentaires.

Il faut se souvenir que les capsules articulaires des articulations postérieures et les ligaments sont très lâches pour permettre une très grande mobilité, et que celle ci se fait jusqu’à un point considéré comme proche de la luxation.
IV- LES CERVICALGIES COMMUNES


Les plus fréquentes, se rencontrent dans différents contextes.

Chez le sujet jeune, elles peuvent s’inscrire dans le cadre de rachialgies chroniques et sont l’expression habituelle soit de problèmes posturaux soit de suites lésionnelles. Elles peuvent être isolées et sont généralement  les séquelles d’un traumatisme plus ou moins ancien.
Chez les personnes âgées (> 60 ans), elles traduisent généralement l’ankylose liée à l’arthrose.

Bien entendu l’interrogatoire devra faire préciser les caractéristiques de la douleur et ses circonstances d’apparition. En particulier, il faudra bien différencier les douleurs nocturnes posturales déclenchées et calmées par les changements de positions des douleurs nocturnes inflammatoires qui, répétons le, sont une contre-indication à la mobilisation.

Il faudra aussi rechercher l’existence de signes associés tels que céphalées et impressions vertigineuses.

La séméiologie varie avec le niveau de la souffrance cervicale mais traduit dans la plupart des cas une dysfonction mécanique que seuls les tests de mobilité segmentaires passifs permettront de mettre en évidence.

1 - ATTEINTE DU RACHIS CERVICAL SUPERIEUR

Un rappel d’anatomie est nécessaire.
innervation postérieure
Les 4 branches antérieures des nerfs cervicaux forment le plexus cervical. Mais il existe des connexions entre le contingent ophtalmique du trijumeau et des filets des branches antérieures de C1, C2 et même C3, ce qui explique les symptômes retrouvés à la face en cas de dysfonction cervicale supérieure.

La branche postérieure du 1er nerf cervical ou nerf sous occipital est entièrement motrice mais donne une anastomose pour la branche postérieure du 2éme nerf cervical ou nerf d’Arnold (grand occipital). Ce nerf d’Arnold émerge du trapèze à 2cm en dehors et au-dessous de la protubérance occipitale externe. C’est à cet endroit que doit se faire la palpation. Pour la branche postérieure du 3éme nerf cervical, il faudra rechercher une sensibilité un peu en dedans et au-dessous du nerf d’Arnold, sensiblement bord supéro-interne du trapèze. Cette branche donne également une anastomose au nerf d’Arnold.

Lorsque le rachis cervical supérieur est en cause, les patients se plaignent habituellement de cervicalgies hautes occipitales ou sous occipitales très souvent accompagnées de céphalées.

Ces céphalées ont comme caractéristiques particulières d’être unilatérales, de topograhie fixe.

Elles sont décrites comme un trajet douloureux dans les cas de névralgies d’Arnold. Elles peuvent être aussi et seulement sus-orbitaires ou rétro-orbitaires. Dans d’autres cas, elles sont mastoidiennes et rétro-auriculaires irradiant souvent vers le maxillaire inférieur.
Enfin elles peuvent être seulement occipitales.

L’examen ostéopathique va permettre le diagnostic en révélant une dysfonction mécanique segmentaire C0-C1, C1-C2, C2-C3.
Signe diagnostic important: l’extension ne déclenche aucune douleur scapulaire ou inter-scapulaire.

Cet examen peut retrouver également  des cellulalgies: signe du sourcil, signe du malaire, friction du cuir chevelu douloureuse, sensibilité de la partie antéro-latérale du cou. Tous ces signes ont été parfaitement bien étudiés et décrits par le Pr  Robert MAIGNE.
innervation face et crâne
2 - ATTEINTE DU RACHIS CERVICAL INFÉRIEUR

Les plus fréquentes, ces dysfonctions segmentaires ont une séméiologie propre. Pour les comprendre, il est nécessaire de se souvenir des liens étroits entre les massifs articulaires postérieurs et les branches postérieures.

Elles sont habituellement décrites comme des cervicalgies sans signes d’accompagnement. Elles sont déclenchées par les mouvements de la tête et du cou.

Les irradiations douloureuses sont relativement caractéristiques du niveau.

Les dysfonctions C3-C4 et C4-C5 s’accompagnent volontiers de scapulalgies c’est à dire de douleurs irradiant vers la fosse sus-épineuse et l’omoplate.

Le diagnostic sera porté grâce aux tests de mobilité segmentaire.

Là encore, on pourra retrouver des cellulalgies sus et sous claviculaires C4, fosse sus-épineuse C4 et C5 et des cordons myalgiques (angulaire de l’omoplate) C4.

Les dysfonctions C5-C6, C6-C7,  C7-D1 donnent également des douleurs exacerbées par l’extension cervicale passive. Elles provoquent des irradiations inter-scapulaires qui sont parfois la seule expression douloureuse. Dans ce cas, les patients consultent pour des douleurs dorsales situées entre les omoplates. Mais fait très caractéristique, ces douleurs sont déclenchées par les mouvements de la tête.

L’examen retrouve très fréquemment un point douloureux para-vertébral au niveau de D5 ou D6.. Ce point est situé très légèrement en dehors de la ligne des épineuses. Une bande cellulagique de même niveau et s’étendant vers l’acromion l’accompagne habituellement. Ce point douloureux est unilatéral de même que la cellulagie.
S’il s’agissait d’une dysfonction dorsale, la cellulalgie serait retrouvée 2 à 3 niveaux plus bas.

Il faut savoir en effet que les branches postérieures de C6, C7 et T1 n’ont pas de rameau cutané. Celui de C5 et T1 est très inconstant et petit lorsqu'il existe (25% des cas).
Au-dessous de C4, existe un large territoire commun, représentant C5, C6, C7, C8, T11 et T2. En fait le rameau cutané de T2 comprendrait le contingent des rameaux cutanés cervicaux inféreurs. Le point para T5 ou T6 ou « point cervical du dos » de Maigne, représenterait l’émergence de la branche postérieure de T2.
douleurs C1
douleurs C2
douleurs C3
douleurs C4-C5
douleurs C6-C7-D1
SCHÉMAS DES DOULEURS PROJETÉES HABITUELLES SELON LE NIVEAU DE LA DYSFONCTION
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