Le coude est constitué de 3 articulations: l’huméro-ulnaire et l’huméro-radiale qui sont impliquées dans les mouvemens de flexion extension de l’avant bras et la radio ulnaire supérieure qui permet avec la radio ulnaire inférieure les mouvements de prono supination.
Sur les bords latéral et médial existent 2 proéminences les épicondyles huméraux qui se trouvent sur une même horizontale
Le tendon du biceps se palpe très facilement, si l’on demande la contraction, jusqu’à la tubérosité du radius alors que médialement il se termine par l’aponévrose bicipitale.
Entre les 2 insertions du biceps et plus profondément, on peut palper la tubérosité ulnaire sur laquelle s’insère le tendon du muscle brachial.
Parmi ceux-ci, il est facile de sentir le rond pronateur en demandant une pronation contre résistance.
Coude à 90° de flexion, il est très facile de repérer la saillie de l’épicondyle latéral
Immédiatement en dessous, en direction distale, le doigt plonge dans une petite dépression qui correspond à l’interligne articulaire huméro-radial..
Cet interligne est douloureux en cas d’arthropathie huméro-radiale qu’il ne faut donc pas confondre avec une épicondylite.
De l’interligne, le doigt retrouve une proéminence, celle de la tête radiale.
Il est très facile de la sentir se mobiliser en demandant des mouvements de prono supination


Avant de continuer, ce schéma, tiré du magnifique « ATLAS D’ANATOMIE PROMÉTHÉE: ANATOMIE GÉNÉRALE ET SYSTÈME LOCOMOTEUR », nous rappelle les insertions musculaires au bord latéral du coude:
- le brachio-radial qui s’insère sur la crête supra condylienne latérale et se termine sur la face latérale de la styloïde radial (c’est ce tendon que l’on percute pour rechercher le réflexe stylo-radial). Ce muscle est fléchisseur de l’avant bras et supinateur si le poignet est en pronation.
- le long extenseur radial du carpe en dessous de lui, toujours sur la crête supra condylienne latérale qui se termine à la base du 2ème métacarpien, Ce n’est donc pas un muscle épicondylien. Il est extenseur du poignet et abducteur de la main
- le seul épicondylien des 3, le court extenseur radial qui se termine à la base du 3ème métacarpien et est également extenseur du poignet
Cette photo montre bien le relief du muscle brachio-radial que l’on peut suivre jusqu’à son insertion sur la crête supra condylienne latérale.
On peut circonscrire l’épaisseur du chef musculaire du brachio-radial avec 2 doigts.
Immédiatement en dessous du précédent, toujours sur la crête supracondylienne latérale, on peut palper le long extenseur radial que l’on reconnaît sur la photo entre le relief du brachio radial en dedans et des épicondyliens en dehors
Puis on palpe le relief des muscles épicondyliens latéraux dont fait partie le court extenseur radial
Médialement, on palpe très facilement l’épicondyle médial et le relief des muscles épicondyliens médiaux (ex épitrochléens)
Immédiatement au dessus de l’olécrane, le doigt s’enfonce dans la fosse olécranienne. Sans bouger le doigt, il suffit de demander une extension contre résistance pour sentir la saillie du tendon du triceps.dont il est facile de palper les bords latéral et médial.
Entre épicondyle médial et olécrane, les doigts plongent dans une profonde dépression que l’on peut palper sur une hauteur de 4 à 5 centimétres: la gouttière du nerf ulnaire. Le nerf est perçu comme une corde qui roule sous le doigt déclenchant d’éventuelles paresthésies .
C’est à ce niveau qu’il peut être comprimé par une arcade fibreuse lors de son passage sous le fléchisseur ulnaire du carpe. A cet endroit, l’on perçoit très bien la contraction de ce muscle si l’on demande une inclinaison ulnaire du carpe.
Enfin, entre épicondyle latéal et olécrane, si l’on demande une extension contrariée, on sent parfaitement la contraction du muscle anconé